The National Business Book Award


Lauréat de 2007

The Upside of Down

The Upside of Down

Thomas Homer-Dixon

Dans son dernier livre, The Upside of Down, Thomas Homer-Dixon prédit l’effondrement de l’ordre national et mondial. Il présente sa théorie sur les cycles de croissance, de crise et de renouvellement des sociétés. Selon cette théorie, la convergence des pressions énergétiques, environnementales et politico-économiques dans le monde pourrait entraîner l’effondrement de l’ordre national et mondial et se traduire par une catastrophe sur le plan social qui toucherait des milliards de personnes.

M. Dixon avance que les contraintes tectoniques qui s’exercent à notre insu constituent une menace réelle. On assiste ainsi à l’émergence de menaces parallèles, notamment :

  • la pression énergétique découlant surtout de la rareté accrue du pétrole traditionnel;
  • la pression économique due à l’instabilité mondiale grandissante et au fossé qui continue de se creuser entre les riches et les pauvres;
  • la pression démographique attribuable à l’écart entre les taux de croissance des populations riches et pauvres et à l’expansion des grandes villes dans les pays pauvres;
  • la pression environnementale qui trouve son origine dans la détérioration continue des sols, des forêts et des cours d’eau;
  • la pression climatique, résultat des changements qui se produisent dans l’atmosphère terrestre.

La pression énergétique est un facteur particulièrement important. Lorsque l’énergie se fait rare et coûteuse, les sociétés ont plus de difficulté à produire la nourriture dont elles besoin pour nourrir leur population, à assurer l’accès à l’eau potable, à traiter et à transmettre l’information et même à défendre leurs frontières.

Selon M. Homer-Dixon, nous consacrons davantage d’efforts à la production d’énergie (ce qu’il appelle le rendement énergétique du capital investi). Les répercussions mondiales d’une telle approche sont graves. Lorsque nous utilisons une grande partie de notre capital, de notre richesse commune et de nos économies pour produire de l’énergie, nous nous privons des ressources nécessaires pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes, comme les changements climatiques.

La bonne nouvelle, selon M. Homer-Dixon, c’est que de telles conséquences ne sont pas inéluctables. Il existe des moyens, des gestes que nous pouvons poser pour éviter que cette crise ne se transforme en catastrophe. En réalité, certaines crises peuvent favoriser l’éclosion de réformes novatrices et audacieuses au sein des sociétés. Il faut cependant être prêts à saisir ces occasions dès qu’elles se présentent.

L’auteur
Thomas Homer-Dixon est le directeur du Trudeau Centre for Peace and Conflict Studies. Il est aussi professeur au département des sciences politiques de l’Université de Toronto.

Natif de Victoria, en Colombie-Britannique, M. Homer-Dixon obtient un baccalauréat en sciences politiques de l’Université Carlton en 1980. Il obtient ensuite un doctorat en relations internationales, défense et contrôle de l’armement, en 1989, du Massachusetts Institute of Technology. Il travaille par la suite à l’Université de Toronto où il dirige plusieurs projets de recherche sur les liens entre la pression environnementale et la violence dans les pays en voie de développement. Ses dernières recherches portent sur les menaces qui pèsent sur la sécurité mondiale au XXIe siècle et sur la façon dont les sociétés s’adaptent aux changements économiques, écologiques et technologiques complexes.

Il a publié The Ingenuity Gap, qui a remporté en 2001 le Prix du Gouverneur général dans la catégorie « Études et essais », et Environment, Scarcity, and Violence, qui a remporté le prix Caldwell de l’American Political Science Association.